La plupart des gens savent qu'ils devraient bouger. Le problème n'est pas la motivation de départ, c'est de continuer. Voici ce que disent les études sur l'abandon de l'entraînement, et pourquoi l'encadrement par un professionnel change le résultat.
Le constat : on veut bouger, mais on n'y arrive pas
80 % des adultes canadiens disent vouloir être actifs, mais seulement 35 % font des activités de renforcement musculaire au moins 2 fois par semaine (ParticipACTION, 2025). Mesuré par accéléromètre, 53 % des hommes et 39 % des femmes atteignent 150 minutes d'activité modérée à élevée par semaine (ParticipACTION et Statistique Canada, données 2022-2024).
L'écart entre l'intention et l'action est donc énorme. Ce n'est pas un manque de volonté individuel : c'est un problème de passage à l'action régulière.
L'abandon : environ 1 personne sur 2 en quelques mois
Peu importe le format, la recherche converge vers environ 50 % d'abandon dans les premiers mois, et l'abandon se concentre au début.
- Programmes d'exercice : : sur 6 894 personnes au Royaume-Uni, 37,8 % avaient abandonné à 6 semaines et 50 % à 12 semaines (Kelly et al., 2017).
- Gyms : : environ 1 nouveau membre sur 2 quitte dans les 6 premiers mois (The Retention People, sondage de 10 000 membres), et la rétention annuelle moyenne est de 66,4 % (Health & Fitness Association, 2025).
- Applications fitness : : 3 % des utilisateurs sont encore actifs 30 jours après l'installation (AppsFlyer, 2023).
Pourquoi on abandonne : l'habitude prend des mois
Le mythe des 21 jours ne tient pas. Il a fallu en moyenne 66 jours pour qu'un nouveau comportement devienne automatique, avec un écart de 18 à 254 jours (Lally et al., 2010). Pour le gym, une analyse de plus de 30 000 membres et 12 millions de visites situe la formation de l'habitude à environ six mois (Buyalskaya et al., 2023).
La plupart des gens abandonnent donc avant même que l'habitude ait eu le temps de se former. Et on surestime notre discipline future : les membres qui paient un forfait mensuel de plus de 70 $ US y vont en moyenne 4,3 fois par mois, et perdent environ 600 $ par abonnement comparé à une carte de visites (DellaVigna et Malmendier, 2006).
La preuve : même programme, 88 % d'assiduité avec un entraîneur contre 52 % seul
L'essai le plus parlant a comparé exactement le même programme de musculation, 3 fois par semaine pendant 10 semaines, offert avec un entraîneur en personne, avec une application de coaching ou en PDF à suivre seul (Gavanda et al., 2025).
- Assiduité : : 88,2 % avec l'entraîneur, 81,2 % avec l'application, 52,2 % seul.
- Abandons : : 2 sur 17 avec l'entraîneur, 9 sur 48 avec l'application, 22 sur 47 seul.
- Force : : la supervision a donné de meilleurs résultats en force, en bien-être et en satisfaction.
Nuance importante : les participants étaient déjà entraînés et l'étude durait 10 semaines. D'autres essais vont dans le même sens : avec un entraîneur, les participants augmentent leurs charges plus vite et gagnent plus de force pour le même programme (Mazzetti et al., 2000), et une méta-analyse de 12 études confirme un effet modéré de la supervision sur la force (Fisher et al., 2022).
Les personnes accompagnées par un entraîneur privé rapportent aussi une persévérance plus longue : 26 mois en moyenne contre 19 mois chez les membres de gym, dans une étude de 588 personnes actives (Klain et al., 2015). C'est une association, pas une preuve de cause, mais elle concorde avec les essais contrôlés.
Ce qui fait la différence : un rendez-vous fixe et un contact chaque semaine
Dans un programme de marche de 6 mois, les participants appelés chaque semaine ont atteint 50 % d'adhérence, contre 15 % pour ceux appelés aux trois semaines. Le contenu de l'appel changeait très peu le résultat (Virginia Tech).
Ce qui compte, c'est donc le contact régulier avec une personne, plus que le programme lui-même. Un rendez-vous ne dépend pas de la motivation du jour. Et manquer une séance n'empêche pas l'habitude de se former (Lally et al., 2010).
Chez Mon Entraîneur Privé : des rendez-vous qui tiennent
C'est pour cette raison que nous ne vendons pas de programmes d'entraînement seuls. Chaque client est suivi en personne par un kinésiologue, au minimum une fois par semaine, à domicile. Résultat : 81 % de nos clients s'entraînent encore avec leur coach après 6 mois (données internes Mon Entraîneur Privé, 2026).
Pour aller plus loin : un entraîneur privé, est-ce que ça vaut la peine ?, combien de temps pour créer une habitude d'entraînement, application fitness ou coach, pourquoi on abandonne le gym, et pourquoi la constance compte plus que l'intensité.
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